Voyage

Conversations à Fuente Vaqueros


Écrit par Flavia Bocchio.



La matinée s'est ouverte sous le sourire des fleurs d'oranger. Le ciel dégagé, l'air immobile. Il y avait ses baby-sitters et ses lézards, dans une chaleur sans trottoirs.

Il était trop tôt pour entrer chez lui. Nous nous sommes arrêtés dans un bar du village situé à quelques mètres. La majolique mélangée à l'eau-de-vie, les paroissiens nous ont compris sans se détacher de leurs discours habituels. Nous prenons un café puis attendons les rues de Fuente Vaqueros.

Les orangers à feuilles avec des taches de rousseur de certains jeunes bordaient les rues, leurs dessins étaient la marque de leur poésie. Le parfum des oliviers a marqué l'identité de leur terre. J'ai enfin compris que "vert que je t'aime vert" de ses rimes

Il était 10 heures du matin. Nous entrons Ce n'était pas un musée à mes yeux, c'était sa maison. Il a réussi à voir son enfance dans tous les coins.

Pendant que Simone visitait les lieux, je me suis arrêté dans sa chambre.

Moi: - Poète, quels sont les sons de ton silence?

Poète: - Ceux qui écoutent, ceux qui entourent cette terre qui m'accompagne

Moi: - Ce sont des silences pleins de musique.

Poète: - Le silence la prend toujours, il faut savoir l'écouter

Moi: - Et comment fais-tu?

P: - Bien, je le sens et l'écoute, depuis que je suis enfant, je l'ai fait sans me demander pourquoi. C'est le secret de la musique en silence. Leurs cordes sont innombrables comme les doigts qui les font vibrer.